www.meilleursagents.com/wikimmo/dpe-les-reponses-a-toutes-vos-questions/?utm_source=b2c_newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter_p_2204_31 Claude dégaine rapidement son mètre laser et commence ses mesures : murs, plafonds et sols de chaque pièce sont analysés. Ainsi que les baies, portes et combles le cas échéant. “Je mesure l’enveloppe générale pour connaître l’étanchéité du bâtiment, explique l’expert. Si un autre logement se trouve au-dessus ou en-dessous, on considère qu’il n’y a pas de déperdition de chaleur. Même chose pour les logements avec double mitoyenneté.” Car contrairement aux idées reçues, les principales pertes énergétiques proviennent des plafonds (pour 28%), puis des murs et des sols (entre 15 et 20%) et, enfin, des fenêtres à hauteur seulement de 10%. “Le double vitrage a donc une incidence très limitée.” Du mode de chauffage à l’altitude, toutes les caractéristiques du bien sont prises en compte Depuis le 1er juillet 2021, les propriétaires ont l’obligation de remettre aux diagnostiqueurs les différents relevés de consommation de leur logement. Claude peut donc examiner en détail les factures énergétiques fournies par la propriétaire. Il inspecte aussi minutieusement les caractéristiques énergétiques du bien : équipements de production de chaleur, d’eau chaude sanitaire, de ventilation, de climatisation et d’éclairage. “On doit prendre en compte l’ensemble des caractéristiques du bien, précise Claude. Cela passe aussi par l’année de construction du bâtiment, le type de bâtiment, son orientation ou encore le département et même l’altitude !” Dernière étape : le diagnostiqueur entre l’ensemble des données recueillies dans un logiciel agréé. Après un rapide calcul, l’ordinateur produit deux étiquettes. La première, l’étiquette énergie, correspond à la consommation énergétique annuelle du logement. Elle est notée de A (moins de 51 kWh/m2) à G (plus de 450 kWh/m2). Notre appartement des années 60 affiche la note de E. Pas terrible donc. La seconde étiquette, l’étiquette climat, correspond à l’impact de cette consommation sur les émissions de gaz à effet de serre. Les résultats sont également classés de A (moins de 6 kilos équivalent carbone/m2) à G (plus de 80 kilos équivalent carbone/m2). Résultat ici : une note de B. La propriétaire souffle un peu. Elle sait en effet que le résultat du DPE impactera directement l’estimation qui sera faite de son bien. La mission de Claude est presque terminée. Il n’a plus qu’à remettre à sa cliente un rapport de diagnostic complet, incluant des recommandations de travaux et d’équipement pour améliorer sa consommation énergétique. “Ce sont de simples recommandations, insiste-t-il. Les travaux ne sont pas obligatoires mais restent vivement conseillés. D’ailleurs, vous pouvez bénéficier de nombreuses aides à la rénovation énergétique : pour l’isolation, le remplacement des fenêtres, les équipements de production de chaleur…” Valable dix ans, le rapport devra être annexé au dossier de diagnostic technique et remis aux nouveaux propriétaires. Bien sûr, si la vendeuse décide de réaliser des travaux, elle aura tout intérêt à demander un nouveau diagnostic. Une copie du rapport sera également envoyée à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), qui réalise un suivi de la consommation énergétique à l’échelle du pays. Une démarche qui s’inscrit directement dans le Plan Climat avec un objectif ambitieux : diviser par quatre les émissions de CO2 à l’horizon 2050.
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